samedi 2 janvier 2016

Noel et Nouvel An Albert N°18


Nous sommes restés aux Galapagos jusqu’au lendemain de Noël. Le soir du 24 décembre, on a fait griller une langouste sur la terrasse au-dessus de notre appartement. C’était délicieux. La langouste ressemble un peu à une crevette, mais géante. La nôtre pesait 4 livres, c’est-à-dire deux kilos ! On l’avait achetée aux pêcheurs sur le port. 


Tous beaux pour le réveillon de noël !

Nos cadeaux dans nos chaussons argentins

1) Ouverture du paquet

2) Yaouh, le maillot de l'Equateur !

3) Trop content, je l'essaye !

4) Nickel chrome !

Deux jours plus tard on a repris l’avion pour rentrer à Guayaquil, et aussitôt après un bus. On est arrivés à 21 heures à Puerto Lopez, et là on est allés en moto-taxi jusqu’à l’hôtel Sol Inn. C’est un très bon hôtel avec des jeux pour les enfants, par exemple le Jenga qui ressemble aux Kaplas. Il y a aussi un billard et un jeu d’échecs. J’ai appris à jouer aux Galapagos, et ici je joue avec d’autres jeunes, surtout deux Français qui s’appellent Vivien et Zacharie. 

Vivien et zacharie

Zac, mon pote


Eux ils sont déjà adultes mais il y a aussi plein d’autres enfants. Cet après-midi Mathias, le fils du patron m’a branché l’enceinte de l’hôtel sur son portable et on a fait écouté « Me quemo », de Kenji Jirac, à tout l’hôtel !



On est aussi partis à la pêche avec Pedro, un pêcheur d’ici, grâce à Hector le moto-taxi qui est un copain à lui. 

6 heures du mat sur le port

D’ailleurs il est venu avec nous et il avait aussi emmené son fils Adrian. On s’est levé à 5 heures du matin, et c’était très impressionnant de monter dans le bateau parce qu’il y a toujours des rouleaux sur la plage. Ensuite on est parti en mer, jusqu’à une petite île qui s’appelle Salango, et là on a commencé à pêcher.



Hector (toujours avec son portable) et Pédro le pêcheur
On a pris plein de poissons qui étaient bon à manger, et aussi des murènes qui ne sont pas bonnes et qui en plus font des nœuds dans les lignes. Quand on en attrapait une, Pedro la tapait sur la coque du bateau pour l’assommer avant de la rejeter à l’eau. Maintenant je comprends mieux pourquoi on trouve plein de murènes mortes en se promenant sur la plage !


Il y avait quand même un peu de vagues et j’ai été un peu
malade, mais après avoir vomi cela a été beaucoup mieux.

Maréo

le sel marin, ça fait gel !

Anémone a aussi la mal de mer
En rentrant mon père a préparé les poissons pour faire du ceviche. On les coupe en petits morceaux et ensuite on les met dans un jus de citron vert. Après on les mange en salade avec des oignons et des tomates, c’est très bon, ici tous les restaurants en font.

Notre pêche a été bonne

Comme l’hôtel est au bord de la plage, on y va deux fois par jour, même le matin parce qu’on n’a pas repris l’école avec nos parents. J’adore me baigner dans les rouleaux, je fais du surf avec une petite planche. Je joue au foot sur la plage avec Patricio, un autre enfant qui est en vacances à notre hôtel.

Le soir du nouvel an on est allés dehors avec les autres gens du quartier. Ils ont allumé un feu en plein milieu de la rue, et on a tous brûlé nos « Monigotes ». 





C’est de grands personnages en carton. Nous, on avait acheté un ours, et un chien qui ressemble à celui de Boule et Bill. 
Monigotes des voisins

vente de monigoles dans la rue

Voici le chien que nous allons bruler 
Les gens allument les feux avec de l’essence et ils jettent des pétards dedans, et en plus il y a la musique à fond partout. Nous aussi on avait des pétards, mais des petits qui explosent quand on les jette par terre.


Une très bonne année 2016 à tous !

Puerto Lopez Nouvel An Anémone N°18




Quand nous sommes arrivés en bus dans le petit port de Puerto Lopez, il faisait déjà nuit. 


Un peu par hasard, nous sommes allés demandé à l’hôtel Sol Inn s’il restait de la place. 



C’était joli, tous les toits étaient en feuilles de palmier, et cela avait l’air un peu bohème avec beaucoup de décorations. 


Par chance il leur restait une « suite », comme on dit ici, qui était libre. Ici, une suite, cela veut dire des chambres avec une salle de bain et un endroit pour cuisiner.





Le soir on est allé sur la plage qui est à 50 mètres, et le lendemain on a continué à se balader et à se baigner. 
On a trouvé l’endroit sympa et on a décidé de s’y installer pour un moment. On a donc commencé à chercher un autre logement car notre « suite » coûte un peu cher pour y rester un mois (12 dollars par personne et par jour).
Hector, un chauffeur de moto-taxi super sympa nous a emmené voir plein d’autres maisons et appartements, mais aucun n’était aussi bien. Soit trop loin de la mer, soit à moitié en travaux, soit pas très propre… et surtout il n’y avait pas tous les copains qu’on avait commencé à se faire à Sol Inn !
Finalement Darwin, le patron, nous a fait une super proposition : il nous faisait payer moitié prix si on restait un mois ! Donc on a décidé de rester, et cela fait maintenant presque une semaine qu’on habite ici. 


Notre suite et son balcon en haut de l'escalier


Notre chambre

La cuisine
Pour la première fois depuis qu’on est partis, j’ai plein de copains et de copines, qui viennent presque tous de pays différents. On est tout le temps ensemble, sur la plage ou en train de jouer au billard dans l’auberge.

Mathias en chapeau

Il y a Lila et son frère Patricio, qui ont un père français et une mère équatorienne. Lila parle bien français car elle vient tous les ans en France .

Déjeuner avec Lila, Patricio et Didier leur papa.

 Avec Patricio je parle en espagnol, et quand il ne comprend pas je demande à Lila de traduire. 



Super vagues à La Punta

Il y a aussi Mathias, le fils du patron, qui vit en Suisse mais passe toutes ses vacances chez son père, et qui a plein de cousins équatoriens très sympas. Ils jouent très bien au billard mais maintenant je commence à jouer presque aussi bien qu’eux.
On était tous ensemble pour la soirée du premier de l’an, car il y avait une fête pour tous les résidents de l’hôtel. C’était une soirée géniale, on a fait des tours avec la chenille, on a lancé des pétards et même des feux d’artifice. 




Dans la chenille avec Lila et Albert
Dans tout l’Equateur il y a une tradition qui est de brûler plein de choses de la vieille année, comme on dit ici. Alors juste avant minuit les gens allument partout des feux en plein milieu de la rue, et ils brûlent des choses qui représentent ce qu’ils n’ont pas aimé de l’année passée. Pour cela ils fabriquent où ils achètent des « monigotes », qui sont de grandes poupées de papier. 

Préparation du bûcher




Certaines représentent aussi des héros de films ou de dessins animés.
Après on est partis sur la plage avec Patricio, Mathias et ses cousins, et d’autres jeunes Français qui étaient aussi à l’hôtel. On a fait un feu, les plus grands se sont baignés en slip. Ensuite on est revenus et on a écouté de la musique et joué au billard jusqu’à 4 heures du matin. De toute façon c’était impossible de dormir vu que les voisins eux aussi écoutaient de la musique, mais à fond, c’était comme si on était à un concert ! On a quand même réussi à finir par s’endormir, mais eux ils ont continué jusqu’à dix heures du matin. C’est vraiment un pays où les gens aiment beaucoup faire la fête !

Le lendemain, les voisins bras dessus - dessous