Buenos Aires, le 2 août 2015 – San Telmo
Dimanche,
c’est jour de marché à San Telmo, un des plus vieux quartiers de la ville, le
paradis du tango… et des touristes!
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| San Telmo est désormais le quartier d'Albert pour le centre d'activité qu'il fréquente. |
Rues pavées, vrais artisans et vrais
camelots ; pour moitié des « Indiens » et pour l’autre des
« Blancs alternatifs ».
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| Un restaurant |
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| Un bar |
Ils sont entourés de par et d’autre du marché
qui, prend toute la largeur de la rue, par de somptueuses boutiques d’antiquaires, de jolis
magasins de fringue, de coquets bars et restos ornés de magnifiques « Filetes » : des peintures
multicolores qui décoraient à l’origine les camions des commerçants et des
artisans, et devenues au fil du temps un des emblèmes de Buenos Aires ;
car autant que le tango, cet art unique est né ici.
Sur
la place Dorrego, deux guitaristes talentueux se la jouent complices, pendant
que de très vieux danseurs de tango attendent sagement d’entrer en scène.
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| Ils ne sont pas tout jeunes, mais ils dansent bien! |
Un
peu plus loin, sur un coin de trottoir trop étroit pour les camelots, une
vieille dame s’est installée. Sa carte d’invalide autour du cou, elle fait la
femme orchestre et la chanteuse de blues, tremblante et chevrotante, jonglant
maladroitement avec les baguettes de ses minuscules cymbales.
Elle a l’air
heureuse dans son petit monde, en tous les cas elle bluffe les enfants et on va
lui donner quelques pesos. Aussitôt d’autres touristes s’arrêtent et à leur
tour mettent la main à la poche. En 10 minutes, elle se fait autant d’argent à
elle seule que les musiciens et danseurs de tout à l’heure. Albert est
admiratif. «Elle se débrouille bien, la vieille dame!».
Ecoutez donc les deux guitaristes...
Mais
voici que la rue s’assombrit et qu’un sourd grondement va en s’amplifiant à
mesure qu’on avance. Maintenant le vieux quartier ne peut plus feindre
d’ignorer la grande «Autopista 25
de mayo» qui lui passe moins de 10m au-dessus. Ombre, grisaille des
énormes piliers en béton, vibrations assourdissantes des bruyants bus
et camions argentins, mêmes les camelots ont abandonné la rue. Il ne reste plus
qu’un gentil mais un peu glauque musée des horreurs (tout droit sorti d’une
fête foraine) pour distraire le chaland…
C’est
le moment qu’Hélène choisit pour s’arrêter net ; elle vient de trouver de
qu’elle cherche depuis deux jours : un espace de jeux pour enfants,
quelques salles et un terrain de sports bitumé avec, placardée sur un des
piliers de l’autoroute poussant au beau milieu de la cour, une annonce invitant
les enfants de 6 à 10 ans à s’inscrire pour venir faire des activités et
notamment… des matchs de foot ! (lundi et mercredi de 16h30 à 18h30). La
socialisation de son fils, et son décollage dans la langue espagnole étant
(croyait-elle) assurés, nous poursuivons notre chemin. San Telmo, nous nous
reverrons !










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