Cachi, l’oasis
On ne restera qu’une journée à Cachi, car on doit
rendre notre chichinette dans 5 jours et il nous reste encore pas mal de km à
parcourir. Cette petite ville nous a totalement séduits, un peu comme un
mirage devenu réalité.
Nous ne sommes pas près d’oublier ses façades et ses arcades blanches au milieu des montagnes et des villages ocres. Nous gardons aussi en mémoire sa fraîcheur du matin, quand les employés municipaux arrosent et taillent la belle pelouse du jardin de la place centrale, ornée de grands cactus, tandis que tout autour le vent et les véhicules commencent à lever des nuages de poussière.
Nous ne sommes pas près d’oublier ses façades et ses arcades blanches au milieu des montagnes et des villages ocres. Nous gardons aussi en mémoire sa fraîcheur du matin, quand les employés municipaux arrosent et taillent la belle pelouse du jardin de la place centrale, ornée de grands cactus, tandis que tout autour le vent et les véhicules commencent à lever des nuages de poussière.
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| Il fait frais le matin et le soir. |
Et puis cette jolie balade le long du petit rio qui
longe les arrières de la ville. Nous étions à moins de 500m du centre du
village mais pourtant à mille lieues du Guide du Routard! C’est toujours drôle
de voir l’envers du décor des maisons et des jardins.
A Cachi comme à Salta, la population est un mélange
d’Indiens et de Blancs. Il n’y a pas beaucoup de métis. Pourtant on ne ressent
pas de discrimination, même économiquement : par exemple les beaux pick-up
Toyota et Volkswagen flambant neufs sont conduits autant par des Blancs que par
des Indiens. Pour être tout à fait honnête, il faut dire que par contre, les
vieux pick-up Ford tout ruinés, et les R12 et 504 constamment au bord de la
rupture, sont toujours aux mains des Indiens !
Indiens, Indios en espagnol, c’est un mot que personne
n’emploie ici, pas plus que dans le reste de l’Argentine. C’est une insulte,
l’équivalent de « nègre » chez nous. Le plus courant, pour parler
des descendants des peuples amérindiens, est d’utiliser soit le mot
«originaires», soit celui d’«aborigènes», même si le premier est de loin le
plus employé.
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| Maison Cachi |
Le nom de Cachi vient du peuple qui habitait ici à l’arrivée
des Espagnols, et qui fut un de ceux qui leur résistèrent le plus longtemps. On
raconte que lors de la première attaque, ils recouvrirent tous les cactus des
hauteurs de morceaux de vêtements. Les Espagnols, effrayés par cette armée qui
semblait si nombreuse, décidèrent de contourner la vallée, laissant ainsi aux
habitants quelques dizaines d’années de répit…
Albert sera le moins enthousiaste de nous quatre quant
à son séjour : dans la même journée, alors que le pauvre était déjà malade,
il a eu droit à la morsure d’un chien (heureusement légère), puis à une attaque
surprise de «grosses-fourmis-qui-pincent-dur» pendant qu’il refaisait
paisiblement ses lacets. Pas facile la vie dans le farwest !
Cafayate
Après cette belle parenthèse verte et blanche, nous
quittons Cachi et nous nous engageons sur la mythique et poussiéreuse «Ruta
40», plein sud vers Cafayate.
Sur plus de 5000 km, cette route argentine absolument
incroyable serpente du nord au sud de la Cordillère des Andes, depuis la
Bolivie jusqu’à Ushuaïa, à l’extrémité de la Terre de Feu.
Elle est célèbre
dans toute l’Amérique du Sud, et elle fait la fierté de ceux qui l’ont faite de
bout en bout. En premier lieu des motards, qui la font comme on ferait un
pèlerinage, avec leur petit drapeau ou leur autocollant «Ruta 40» bien en
évidence, indiquant leur projet. Je comprends leur fierté, car au bout d’un
moment ça doit être assez déprimant, chaque kilomètre, de se voir rappeler les
quelques milliers de kilomètres qui te séparent encore d’Ushuaïa !
Entre Cachi et Cafayate (prononcer
« Cafajaté »), la Ruta 40 longe le Rio Calchaqui, qui a creusé son
lit au cœur d’impressionnantes formations géologiques, les Quebradas. Ce sont
de larges vallées très encaissées, qui jouent sur toute la palette du rouge,
depuis l’ocre jusqu’au violet, en passant par le rose et l’orange… totalement
sidérant !
Parfois la vallée se resserre et la piste serpente
alors au fond de petits canyons, avec en surplomb des figures de pierre et de
terre toutes plus incroyables les unes que les autres.
Ce qui ne cesse de nous
tenir en haleine depuis les quelques jours où l’on est sur la route, c’est
qu’on est chaque fois persuadé d’avoir vu le plus beau, et qu’une heure plus
tard on s’aperçoit qu’on avait encore rien vu…
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| Doucement dans les virages.. |
En ce qui concerne les enfants, par contre, l’enthousiasme est nettement plus mesuré ! Ils conviennent que c’est beau, mais la piste secoue quand même sérieusement, et à l’arrière de la chichinette le temps commence à être long. D’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’occasion de s’arrêter. Les villages sont rares, et la plupart du temps il n’y a pas de buvette.
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| Euh... elle est où l'école? et surtout les écoliers? |
On finira quand même par en trouver une, et nos pas
nous mèneront jusque chez un artisan voisin, un tisserand qui fabrique des
tapis en laine de mouton. Les métiers sont restés très rustiques, pas de
pédale, tout à la force des bras.
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| Le bon, la brute et le truand... |
La ville aussi est plutôt sympa, pleine de caves à vin, d’artisans, de bons restos, de gens qui roulent en vélo, de chiens qui appartiennent à tout le monde, de fétards… Au final un mélange assez surprenant entre la tradition, le tourisme, les routards, et les originaires, le tout sur fond de jolies montagnes le jour… et de percussions indigènes la nuit!
Et tout ça au milieu de nulle part, aucune autre ville ni gros village à moins de quatre heures de route…
On s’y pose pour deux jours, accueillis par Agustin
dans son improbable auberge « El Balcon Internacional ».
Comme c’est la morte saison, on se retrouve avec l’auberge presque pour nous tout seuls, ses terrasses, son petit chien sosie de Milou,...
et son salon où l’on assistera en direct avec Albert à la déroute de la Bolivie face à l’Argentine, 7 à 0 !
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| El Balcon Internacional |
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| notre suite... |
Comme c’est la morte saison, on se retrouve avec l’auberge presque pour nous tout seuls, ses terrasses, son petit chien sosie de Milou,...
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| Il s'appelle Hoy |
et son salon où l’on assistera en direct avec Albert à la déroute de la Bolivie face à l’Argentine, 7 à 0 !
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| Un calin et un match de foot... |
Agustin est aussi très bon cuisinier, et adore parler
de la France, où vit sa copine. Alors pour un prix presque dérisoire il nous
fera un « pollo al disco » (poulet cuit à la poële, sur le feu de
bois, avec plein de légumes), le premier soir, et des pizzas le second soir.
Trop bon !
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| La Terrazza sur le toit, face à l'église |
Lui aussi espère bientôt venir en France, il pense
qu’il pourrait trouver du travail comme cuisinier. L’aventure ne lui fait pas peur,
avec ses parents il a parcouru pendant 10 ans l’Argentine dans un bus aménagé…
Nous visiterons Quilmès
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| les murs de pierre délimitent les bâtiments |
Plutôt que la tournée des Bodegas (propriétés viticoles), on opte pour la visite des ruines de Quilmès, laissées par les indiens du même nom.
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| Vous n'avez pas le vertige? |
Ce peuple aujourd’hui quasiment disparu est toujours vénéré par les aborigènes. Sans doute parce que son histoire est un beau et triste résumé de l’histoire des indiens d’Argentine. Installés dans la région depuis des millénaires, les Quilmès sont d’abord conquis par les Incas, venus du Pérou, au XIV eme siècle. Ensuite, ils lutteront pendant 130 ans contre l’invasion espagnole.
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| Cactus centenaire +++ |
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| Petit dans du Grand |
La cité que nous visitons a compté jusqu’à 6000
habitants, dont ne restaient que 200 survivants à l’issue de la dernière
bataille.
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| la princesse del la pierra |
























Hè, la princesse de la pierra es maravillosa mais elle a l'air de bouder !
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