Pour vous mettre dans l'ambiance, lisez en musique en cliquant ci-dessous !
Les marchands viennent tôt le matin
s’approvisionner en fruits et légumes dans la Calle De Las Palmas où nous
résidons. Ils les ordonnent joliment sur leurs charrettes qu’ils pousseront à
bout de bras toute la journée dans les rues de Cartagena de Indias.
Les couples de touristes, de toutes nationalités,
errent, main dans la main, dans ce beau quartier coloré et populaire qu'est Getsemani.
Le soleil tape fort sur les façades peinturlurées ou
graphées du barrio.Tous ses habitants
attendent le souffle du vent qui surgit vers 18 heures, puissant et chaud. Une
caresse si agréable, après la chaleur de la journée, que toutes les générations
se retrouvent dans la rue ou sur les balcons.
Les hommes, jeunes et vieux, torse-nu, avachis à la
fin de la journée sur des chaises en plastique dépareillées installées dans
les ruelles. Les femmes, vielles et jeunes, bigoudis sur la tête, assises sur
le seuil de la maison, leurs petits et grands enfants entre leurs jambes,
racontant leur journée et celle qui adviendra.
La musique des Caraïbes aux fortes influences
africaines jouée par des accordéons endiablés, accompagne la marche nonchalante
de certaines d’entre elles qui vont et viennent entre leur cuisine et la tienda (épicerie)
du coin où la musique et la bière coulent à flots le week-end.
Le petit serin dans sa petite cage accrochée au dessus
de la porte d’entrée veille sur ce monde. Le coq curieux regarde de la fenêtre
du 1er étage, ce qui se passe dans la Calle. Nada. Il ne se passe rien dans la calle.
Voilà, notre petit monde depuis notre arrivée à Carthagène
des Indes.
notre porte
Notre logement au 1er étage à gauche avec la terrasse
Je tourne la tête à gauche
Je tourne la tête à droite
je me penche en avant
Mon petit serin
Le coq qui veille en face du balcon
La pizzeria sur la place d'à-côté
Notre tienda au coin de la rue
En fin de journée, les enfants y font leurs devoirs
Bougainvillier et vieux mur beau
Les maisons colorées de Getsemani
Oh! l'affiche du festival de Catalina (la femme de Philippe)
Notre appartement au 25-64 de la Calle de las Palmas offre
tout ce dont nous avons besoin. Les cours des enfants ont repris. Samedi et
dimanche compris, histoire de rattraper les jours fériés octroyés la semaine
dernière et anticiper sur ceux que nous nous offrirons la semaine prochaine.
L’après-midi, nous déambulons dans la vielle ville,
encerclée de remparts. Grace aux marchands ambulants, nous composons à même la
rue notre repas, que nous dégustons à l’ombre : carne-arroz-limonada-helado et même un café sur le pouce servi par les hommes-thermos qui proposent
toutes sortes de boisson chaudes.
je fais ma star !
Notre cantinière
Les rues ombragées du vieux carthagène
C'est du fromage mélangé à de la pâte et frit. ça s'appelle un doigt, je crois... enfin dîtes-le en espagnol ! Avec plus de fromage, ce serait meilleur.
marchand de rue COCO FRIO
Ananas, banane, etc.
Le soir, nous dînons à l’appartement avec
toujours au menu au choix : spaguettis sauce tomate ou spaguettis sauce
carbonara « façon-façon ».
Cette dernière expression du Burkina Faso signifie que l’on fait au mieux avec
ce que l’on trouve sous la main. Nous pouvons rarement tabler sur des lardons, parmesan,… Ici, nous avons cependant découvert une échoppe au nom
de Carulla qui importe énormément de
produit européens, notamment la marque Casino. Nous n’avons pas résisté au pot
de Nutella et au pot de confiture à la prune Bonne maman. Quel plaisir de les voir trôner
sur la table du petit déjeuner ! C’est si beau que l’on y toucherait à
peine…
Bon là, j’exagère ! On les a bâffrés en deux coups de cuillère à pot !
Une tienda
une autre tienda, plus moderne et beaucoup plus chère
En fin de journée, direction la plage de Castillo Grande,
beaucoup moins ventée que celle du front de mer. Nous quittons la vielle ville
pour pénétrer dans un quartier moderne où se dressent des tours de plusieurs
dizaines d’étages, toutes blanches et bleues.La plage s’étire le long de ces buildings. Il y a peu de monde hormis
des habitants. Nous nous installons sous une petite tente bleue que le vieux
Massa nous loue pour 10 000 pesos. Les enfants s‘amusent dans l’eau. Bertrand
est à fond dans sa nouvelle lecture avec Marguerite Yourcenar. Quant à moi, j’ai rendez-vous avec Jenny
pour un massage à la crème à l'aloe vera. Jenny m’a décoincée un méchant
torticolis le jour de notre arrivée. Depuis, je suis son obligée
consentante et volontaire.
Elle tente par tous les moyens de convaincre Bertrand
de se laisser masser. Elle lui attrape un pied ou pose sa main sur son épaule.
Mais rien n’y fait ! Il ne se laisse pas faire. Cela fait beaucoup rire
Jenny qui tous les jours, recommencent son numéro de charme pour faire plier la
volonté de fer et la colonne vertébrale de Bertrand.
Elles sont une dizaine de femmes à arpenter la plage avec leur seau d’eau et leur pot de crème. Le soir, elles
reprennent toutes ensembles la lancha(barque) qui les conduit sur leur
île : la isla Tierra Bomba , où elles résident toutes. Cette île ferme la baie de Carthagène.
Les immeubles qui dominent la plage
séance de massage avec Jenny et sa copine Marina
Là, je suis super détendue...
Curieux de connaître cette île, lundi, nous avons
embarqué nous aussi dans un lancha conduite par Agustin. Il nous a conduits sur
une magnifique plage où les fonds sableux colorent l’eau de mer couleur
turquoise. La simplicité de l’endroit offre un saisissant contraste face à la
modernité et la grandeur de Castillo Grande en face; qui de ce côté-ci de la
mer a des airs de Manhattan.
Bertrand et Anémone se sont promenés dans le
« village » qui n’en a que le nom. La vraie ville qui a donné son nom
à l’île et où résident la majorité des 9000 habitants est à 10 kilomètres de l’endroit
où nous avons débarqué. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de la
visiter et ce à notre grand regret.
Embarquement
Débarquement
Vous voyez les tours au fond ?
le village venté
La rue
L'arrière de la buvette
Manhattan, non?
Un autre endroit dépaysant est le « village »
de pêcheurs de la Boquilla. Nous y avons passé un après-midi. Les restaurants de
poisson s’alignent le long de la plage. Chacun d’entre eux dispose de deux ou
trois rabatteurs qui sautent sur les Carthagènois et les quelques touristes qui
descendent des bus ou des taxis. Le but est de leur vendre un emplacement
ombragé et de leur fournir si besoin boissons et nourritures. Il est cependant
beaucoup plus aisé d’acheter directement eau, ceviche, crevettes, glace, barre
chocolatée, etc. aux vendeurs ambulants qui font les 100 pas le long de la
plage.
Nous sommes rentrés à Carthagène en bus. Cinq minutes après le départ,
toutes les personnes assises en avaient une autre sur leurs genoux, histoire de
permettre au plus grand nombre de rentrer sur la ville. Le plus difficile a été
de descendre à notre arrêt sans écraser trop de pieds.
Mais pas besoin d’aller voir à côté. Comme le dit
Anémone, cette ville est tellement belle que la moindre marche est un plaisir.
Carthagène est la ville la plus touristique de la Colombie, et pour cause.
Principal port à l’époque des conquistadors, c'était la plaque tournante du trafic
d’or, de marchandises et d’esclaves. Son centre colonial, aux balcons croulants sous les bougainvilliers, est le plus beau du pays. La ville, ses monuments et
sa forteresse sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est aussi là qu’a élu
domicile l’écrivain le plus connu de Colombie : Gabriel Garcia Marques (100 ans de solitude).
fresque
pause goûter
Fresque
Plaza de la Trinidad
Plazza de la Trinidad
Gabriel Garcia Marques
Nous quittons la Perle des Caraïbes demain avec
regret. Cette ville a un charme fou et rien n’est plus facile que de tomber
amoureuse de Getsemani et de ses habitants. Pourquoi ne pas rester ?... Eh bien parce que débute demain la Semaine Sainte avec son flot de touristes et ses
processions religieuses. Les hôtels sont pris d’assaut et demain nous devons
impérativement rendre les clefs de notre logement. Nous partons à l’aveuglette
vers Tolu avec le souhait de pouvoir résider sur une des îles coraliennes de l’archipel
de San Bernardo. Le souhait... car nous n’avons aucune réservation et qu’il va
falloir compter sur la chance et la proposition de ses quelques habitants. Mais
de la chance, on en a. Non?
Merci Helena!
RépondreSupprimerCa fait du bien de te relire ^_^